Le dernier vétéran de la Grande Guerre est mort
Le dernier vétéran connu de la première guerre mondiale, Florence Green,
une Britannique âgée de 110 ans, est morte samedi 4 février à son
domicile en Angleterre, ont annoncé mercredi les médias britanniques.
Florence Green, qui avait rejoint les rangs de la Royal Air Force (RAF) à 17 ans en 1918, était connue pour être la dernière personne ayant servi pendant la guerre de 14-18, a-t-on ajouté de même source.
L'ancienne membre de la Royal Air Force est morte pendant son sommeil
dans une maison de retraite de King's Lynn, dans l'est de l'Angleterre. "Elle a mené une vie extraordinaire, a notamment déclaré sa fille June Evetts au quotidien Eastern Daily Press. Elle a vécu beaucoup de changements à son époque" et ne "se vantait pas d'être le dernier vétéran. Elle était cependant fière de ce qu'elle avait fait et nous sommes tous fières d'elle."
Florence Green était entrée à la RAF comme serveuse dans un mess
militaire d'une base de la RAF située à Norfolk, deux mois avant
l'armistice. Bien que n'ayant jamais été envoyée sur le front, elle
était reconnue comme ayant servi pendant la guerre. Claude Choules, le
dernier soldat connu de la Grande Guerre, est mort en Australie en mai 2011 à 110 ans.
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HARO SUR LE MARCHÉ NOIR DE LA BILLETTERIE
Les députés s'attaquent au marché noir de la billetterie en ligne,
avec l'adoption à l'unanimité, lundi 6 février, d'un amendement à une
proposition de loi sur le régime d'assurance des sportifs. Ce projet de
loi prévoit de pénaliser
la revente habituelle de billets sportifs et culturels sans
l'autorisation de l'exploitant, avec une amende de 15 000 euros –
doublée en cas de récidive. En ligne de mire : les sites de revente en
ligne comme le britannique Viagogo.fr ou Starlight-Europe.com, qui ont déjà eu affaire avec la justice pour avoir vendu des places de spectacle à des prix largement gonflés.
Cet amendement vient en complément de la loi éthique et sport promulguée le 1er février, qui interdit la revente sauvage de tickets d'accès aux manifestations sportives. Les députés UMP Eric Berdoati et Michèle Tabarot ont proposé d'étendre la mesure aux spectacles culturels et commerciaux. Leur objectif : "protéger les détenteurs de droits sur des manifestations culturelles ou des spectacles vivants et supprimer une inégalité profonde entre le monde du sport et celui de la culture face aux risques, y compris d'ordre public, que fait peser le marché noir de la billetterie".
Cette disposition arrive à point nommé, seulement quelques jours après le lancement d'une pétition signée par Yannick Noah, Zaz et une vingtaine d'autres artistes pour protester
contre le traitement inégal des spectacles culturels et des événements
sportifs. De plus, le gouvernement a voulu qu'elle soit adoptée
rapidement : il n'y aura qu'une seule lecture par chambre. "Cet amendement vise à introduire au plus vite dans notre ordre juridique (...) une disposition qui fait consensus dans les deux assemblées parlementaires", ont précisé ses auteurs.
"MARRE DU MARCHÉ NOIR"
Un empressement de la part des mondes politiques et culturels que salue Emmanuel Poteau, qui milite depuis 2008 pour que soit adoptée une telle loi, sur son blog "Marre du marché noir". "Il
est temps que la globalité des artistes français se mobilise contre le
marché noir de la billetterie, qui existe depuis plus de quatre ans en
France", souligne-t-il. Aux Etats-Unis, des artistes comme le
groupe de pop No Doubt ou celui de rock industriel Nine Inch Nails ont
déjà décidé de ne vendre leurs billets que sur leur site officiel.
"Le marché noir existera toujours, mais si c'est quinze personnes devant une salle de concert, ça n'a pas d'importance",
estime Emmanuel Poteau. Pour lui, le phénomène est devenu intolérable
avec Internet, et l'explosion des ventes, à des prix sur-majorés, comme
cette place pour un concert des "Enfoirés" vendue à 1 800 euros sur
Starlight-Europe.com. The Wall Street Journal a même révélé que certains producteurs semblaient profiter de la situation.
Jusque-là, la loi interdisait seulement la revente de billets de
spectacles subventionnés par l'Etat. A l'image du festival des Vieilles
charrues qui avait obtenu gain de cause contre Viagogo.fr. Aujourd'hui les députés sont arrivés à un consensus sur les spectacles privés.
"Mais j'attends de voir si ça va s'inscrire dans la durée ou être retoqué par le Conseil constitutionnel",
tempère Emmanuel Poteau. Sa crainte : un échec à la Loppsi 2, dont la
partie sur l'interdiction de la revente des billets sur Internet avait
été jugée anticonstitutionnelle.
Delphine Roucaute
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