| jeudi 21 mai 2009, a 20:24 |
| Brèves de comptoir le 21 mai 2009 |
CLAMECY - Sport
mercredi 20 mai 2009 - 22:03 - le JDC sur internet
Sélection au championnat de France pour cinq Clamecycois
Les Clamecycois sont allés, dimanche, aux Régates de l'Espoir, à Auxerre.
Ils en ont ramené cinq sélections pour le championnat de France, du
9 au 13 juin, à Dijon (Côte-d'Or), grâce aux minimes Kévin Trameau,
Adrien Choussy, Damien Pascal, Alexia Lyonnet et Fanny Perreau.
Les minimes ont, aussi, ramené deux premières places, avec Adrien Choussy (kayak 1) et Alexia Lyonnet (canoë 1).
 Bravo Alexia, elle est belle, elle est charmante c'est ma copine (4e en partant de la gauche) xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx CLAMECY - Ville / Urbanisme
mardi 19 mai 2009 - 21:54
Réhabiliter la rive du bief
des MoulinsEnfouissement des réseaux, éclairage public renforcé, réfection de
la chaussée et du mur bordant le bief : cet automne, cheminement
piétonnier pavé, chaussée en enrobé : le quai des Moulins fera peau
neuve cet automne, entre le pont du Beuvron et le ponceau de
l'Abreuvoir. On a noté que la pose de garde-corps n'est pas prévue. Claudine Boisorieux, maire, entourée des adjoints aux finances, aux
travaux et à l'urbanisme, a, lundi soir, présenté le projet à une
quinzaine de riverains. « Ce n'est pas une opération d'ampleur, mais
nous avançons peu à peu dans l'entretien, la réfection et la propreté
de la ville. » L'assistance a, principalement, posé des questions
d'ordre pratique : nettoyage, accès lors des travaux, voisinage,
incivisme, etc.
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BILLY-SUR-OISY - Vie quotidienne et loisirs
dimanche 17 mai 2009 - 21:33
La fête des fleurs à son faîteà Billy-sur-Oisy
 Le bois dans (presque) tous ses états. Tel était
le thème 2009 de la "Faîtes des fleurs" proposée, hier, par
l'Association loisirs et culture (ALC).
Entre les sabots authentiques de la Saboterie du Gouloux, la
confrérie clamecycoise de Saint-Nicolas et les artistes-tourneurs sur
bois (dont deux de l'Indre et du Cher), les visiteurs, répartis sur
tout le site, du Pilori à la salle des fêtes, avaient de quoi
satisfaire leur curiosité. Les horticulteurs proposant mille variétés
de roses, ainsi qu'une quantité astronomique de plants de fleurs et
légumes à repiquer.
« Nous avons une cinquantaine d'exposants », commentait Marie-Hélène Kulhanect, présidente. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Samedi dernier, un homme de 33 ans a quitté son domicile de Saint-Germain-Laprade, en Haute-Loire, au volant d'une Peugeot 205 camionnette.
N'ayant plus donné de signe de vie depuis son départ, sa famille a alerté les gendarmes de sa disparition.
Les militaires ont alors lancé les recherches.
Des dizaines de gendarmes ont sillonné, à pied, les endroits où le
disparu avait ses habitudes, et notamment ses coins de pêche, préciseLe Progrès.
Des recherches qui n'ont donné aucun succès.
Lundi, les gendarmes ont lancé un appel à témoin et l'après-midi, un
hélicoptère a survolé différents endroits du département pour tenter de
repérer le trentenaire.
Mardi soir, le disparu a été retrouvé.
Il venait de passer quatre jours prisonnier de sa voiture accidentée, au fond d'un ravin.
Samedi le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule entre Saint-Martin-de-Fugères et Goudet.
Le véhicule a quitté la route et dévalé un ravin sur une centaine de mètres avant de s'écraser contre un arbre.
Si le conducteur n'a été que blessé dans cet accident, il a eu toutes
les peines du monde pour s'extraire de sa voiture réduite à l'état
d'épave.
Pendant quatre jours, il a attendu désespérément les secours.
Et comme sa voiture au fond du ravin n'était pas visible, les secours ne sont pas venus.
Mardi soir, l'homme a trouvé la force de se hisser en haut du ravin, jusqu'à la route.
Puis il est allé frapper à la porte d'une maison.
Il était 23 heures quand il a été pris en charge par les
sapeurs-pompiers pour être évacué au centre hospitalier du
Monastier-sur-Gazeille.
« C'est un miracle qu'il s'en soit sorti » a précisé un gendarme au quotidien Le Progrès, tout en ajoutant que « la
voiture était complètement invisible depuis la route. Des survols en
hélicoptère ont été effectués lundi sur ce secteur, mais à l'endroit de
l'accident, l'hélicoptère a dû quitter sa trajectoire pour éviter une
ligne électrique. »
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| dimanche 17 mai 2009, a 09:32 |
| brèves de comptoir |
CLAMECY - Vie quotidienne et loisirs
vendredi 15 mai 2009 - 21:31 - JDC
La Monnaie frappée par Couleurs
Du
haut en bas de la Rue de la Monnaie, c'est surprise à tous les niveaux.
La demi-douzaine de bénévoles de l'association Couleurs, organisatrice
du festival annuel, ainsi que les riverains ont bossé fort tard, dans
la nuit de jeudi à vendredi.
Hier matin, Valérie Cases, présidente, et son équipe mettaient la
dernière main aux installations. Sur le thème de la monnaie, évident eu
égard au site retenu cette année, les badauds "n'ont qu'à" suivre la
moquette orange pour cheminer au fil des créations.
Un "rubick's Cube gigogne, des bas de gouttières habillés de
demi-seaux orange, une souris rouge, une Renault R4 rose dotée d'ailes
angéliques, des t-shirts multicolores séchant symboliquement au-dessus
des pavés, une petite fontaine et une araignée géante (quelques heures
de travail ont été nécessaires?) attendent le visiteur.
Les riverains ont, eux aussi, mis un point d'honneur à participer et
décorer qui les vitrines, qui les fenêtres, donnant, de nuit, un air
quelque peu magique à la plus vieille rue de la ville.
Plus d'infos et de photos dans Le Journal du Centre de samedi 16 mai.
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CORBIGNY - Enseignement
jeudi 14 mai 2009 - 22:30 - le JDC internet
Le Mali en visite au collège
Anne Daveau, professeur d'histoire-géographie au
collège Noël-Berrier, souhaitait faire intervenir, devant ses élèves de
cinquième, une personne capable de présenter l'Afrique à travers le
prisme du commerce équitable et de l'agriculture.
Ainsi, grâce à Max Hanon, responsable de la Maison citoyenne de
Clamecy, Madani Keita, responsable du Centre culturel de Kita, à 200 km
de Bamako (Mali), chargé de la formation et de la culture, est venu à
la rencontre des collégiens. Pendant une heure, il s'est présenté, avec
humour, aux élèves et a répondu à leurs questions sur la gastronomie,
le travail des enfants, la transmission des savoirs et compétences.
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CLAMECY - Social
mercredi 13 mai 2009 - 22:30 - le jdc internet
L'épicerie sociale a ouvert le 24 avril
 
Inaugurée demain, à 17 h, l'épicerie sociale,
créée et gérée par la Ville de Clamecy, fonctionne depuis le 24 avril.
Son principal fournisseur : la Banque Alimentaire via le relais
nivernais, l'Épicerie Solidaire de Nevers.
Depuis le 24 avril, Clamecy possède une épicerie sociale, créée et
gérée directement par le Centre communal d'action social (CCAS), route
de Vaugorges, à l'ancien CET.
L'idée germe depuis longtemps dans les services de la Ville. Elle a
reçu une nouvelle impulsion avec le renouvellement de l'équipe
municipale, l'an dernier.
Dans un contexte où « les situations sociales se durcissent, nous
avons voulu aller vite pour coïncider avec la fin de la campagne
hivernale des Restos du Coeur », explique Nicolas Bourdoune, adjoint à
la Solidarité et l'Insertion à la Ville de Clamecy. Pour que ceux qui
ne bénéficient pas de la campagne d'été des Restos puissent avoir un
autre recours.
Pour mettre en oeuvre l'épicerie sociale, la seconde du département,
le CCAS a signé, le 3 avril dernier, une convention avec l'Épicerie
solidaire de Nevers, dans le but de bénéficier des réseaux de
l'association, principalement la Banque alimentaire (lire par ailleurs).
Ainsi, début avril, le CCAS de Clamecy est allé chercher cinq
palettes de produits secs, d'hygiène, pour bébé, de 0.08 cts pour un
litre de lait à 1.50 cts pour de la mousse à raser. « Rien n'est à plus
d'un euro pour les produits alimentaires », précise Jean-Michel Alary.
Jusqu'à début juin, les lundis et jeudis, de 14 h à 17 h 30,
l'épicerie, tenue par un agent du CCAS et un bénévole, fera du
« dépannage ». Ensuite, un système d'inscription sera mis en place.
« Le but, à terme, c'est que les bons alimentaires du CCAS (*)
deviennent exceptionnels », explique Jean-Michel Alary.
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CLAMECY - Social
mardi 12 mai 2009 - 21:32 - le JDC internet
Une brigade verte en ville
Claudine Boisorieux, maire, entourée de ses principaux adjoints et
des responsables des services techniques municipaux, a reçu, hier
matin, en mairie, les nouveaux embauchés en contrat d'accompagnement à
l'emploi (CAE).
Il s'agit, notamment, de la création d'une "brigade verte" affectée
aux espaces verts. Mise en place pour, au moins six mois, elle est
encadrée par un agent recruté en CDD. « La brigade n'est pas chargée du
travail habituel des espaces verts. Mais comme nous avons décidé de ne
plus employer de desherbant chimique, elle sera chargée d'éradiquer
manuellement les mauvaises herbes, dans toute la commune », a noté le
maire. « Nous agissons, ainsi, dans un souci de développement durable. »
Au service bâtiments, les CAE interviendront dans les travaux de
petit entretien courant, et en renfort lors de manifestations
estivales. À la voirie, d'autres apporteront leur appui sur la voie
publique et pour l'aide ponctuelle aux manifestations.
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| dimanche 10 mai 2009, a 18:48 |
| Quelques brèves article fait le 10 mai 2009 |
Grippe : douze cas sont confirmés en FranceNOUVELOBS.COM | 08.05.2009 | 17:55
Deux
nouveaux cas, des touristes de retour des Etats-Unis, ont été confirmés
vendredi. Aucun des malades français n'a contracté la maladie dans
l'Hexagone.

A l'aéroport de Roissy (Sipa).
Deux nouveaux cas de grippe porcine A (H1N1) ont été confirmés vendredi 8 mai en France, portant à 12 le nombre total de cas confirmés de personnes contaminées, selon l'Institut de veille sanitaire (InVS).
L'InVS a précisé dans son bulletin épidémiologique que tous les cas
étaient "importés", y compris les deux nouveaux, qui concernent des
personnes ayant séjourné à New York.
En plus des cas confirmés, on estime à 3 le nombre de cas probables en
France (1 en Ile-de-France, 1 en Alsace et 1 dans le Limousin) et à 25,
ceux possibles, précise l'InVS. L'organisme public précise qu'à ce
stade aucune forme sévère n'a été observée pour le moment. Pas de transmission autonome avérée en Europe
L' OMS (Organisation mondiale de la santé) n'a pas
constaté pour le moment de transmission autonome du virus de la grippe
porcine en Europe, à un niveau comparable à celui des Etats-Unis et du
Mexique.
L'organisation guette tout de même les signes de propagation autonome
du virus en dehors du continent américain qui, selon ses critères,
devraient la conduire à activer la phase maximale d'alerte 6. Ce
phasage au niveau 6 annoncerait la première pandémie du XXIe siècle.
Un dernier bilan publié par l'OMS ce vendredi fait état néanmoins d'un
ralentissement dans la propagation du virus. (Nouvelobs.com) xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
TENNIS
Richard Gasquet a bien été contrôlé positif à la cocaïne
NOUVELOBS.COM | 10.05.2009 | 18:26
Des
traces de la substance prohibée ont été retrouvées dans les urines de
l'ex-numéro 1 du tennis français. Le sportif, qui a confirmé ce
contrôle, risque jusqu'à deux ans de suspension.

Richard Gasquet (Sipa)
L'ex-numéro 1 du tennis français, a été contrôlé positif à la cocaïne lors du tournoi de Key Biscayne en Floride fin mars, selon le site du journal L'Equipe,
une information confirmée par le joueur dimanche en fin de journée.
"Une bien triste nouvelle" si ce contrôle est avéré, a réagi la
fédération française de tennis (FFT) dans un communiqué avant la
confirmation. Le tennisman précise que la contre-expertise avait
confirmé la première analyse, dans un communiqué transmis à l'AFP.
Des traces de la substance prohibée ont été retrouvées dans
l'échantillon A des urines du joueur de 22 ans lors du tournoi de Key
Biscayne, après son forfait de l'épreuve en mars dernier. Richard Gasquet risque deux ans de suspension si l'échantillon B confirmait la première analyse, selon le journal.
Santoro et Llodra attendent
A l'annonce de cette nouvelle, Fabrice Santoro,
proche ami du tennisman, s'est déclaré "sous le choc". Il s'est dit
énormément surpris et a affirmé que cela ne correspondait pas au mode
de vie du jeune homme. Le vétéran du tennis français attend la
contre-expertise pour en savoir plus et n'a pas souhaité se prononcer
davantage. Mickaël Llodra, attend lui aussi la
confirmation. Il a cependant rappelé que la cocaïne, bien qu'interdite
n'était pas un dopant. Mais il a aussi dire faire très attention,
notamment dans les soirées où se genre de choses peut vite arriver. Pas "de jugement moral hâtif"
"Cette information, très surprenante au regard de la personnalité de
Richard Gasquet, serait, si elle était confirmée - selon les procédures
officielles -, une bien triste nouvelle pour Richard Gasquet lui-même,
pour le tennis en général, et pour le tennis français en particulier,
dont l'image se trouverait écornée", écrit la FFT qui précisait n'avoir
eu aucune notification officielle de l'information dimanche dans la
journée.
"La FFT va donc suivre avec la plus grande attention les développements
de cette affaire, évitant de porter un jugement moral hâtif et
soucieuse de laisser le joueur organiser sa défense devant les
instances internationales", poursuit la fédération. "Il y a bien quelque chose"
Richard Gasquet a déclaré forfait au tournoi de Madrid, officiellement pour une blessure au coude droit.
"De nouveau blessé au coude droit à Rome, il (Gasquet) avait renoncé à
Estoril en affirmant toutefois qu'il n'y avait rien de grave. Mais
apparemment il y a bien quelque chose puisque le joueur a également dû
faire l'impasse sur le Masters 1000 de Madrid, dernière ligne droite
avant Roland-Garros...", indique de façon énigmatique le site Web du joueur français.
Richard Gasquet est actuellement classé 23e à l'ATP. En 2007, il avait été classé septième mondial.
(Nouvelobs.com avec AP et AFP)
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Deux blessés sur l'A63 après un refus d'obtempérer
Après avoir forcé un barrage des
douanes dans les Landes, un conducteur sans permis a perdu le contrôle
de son véhicule. Ses deux passagers sont grièvement blessés.
 Deux
personnes ont été grièvement blessées dimanche matin sur l'A63. Elles
ont été victimes d'un accident intervenu après un refus d'obtempérer à
un contrôle douanier au niveau d'un péage dans les Landes. L'un a été
hospitalisé à Dax et l'autre, «dans un état critique» au CHU de
Bordeaux, a indiqué le procureur de Dax, Jean-David Cavaillé. Ils sont
originaires de Montreuil (Seine-Saint-Denis) et Trappes (Yvelines). Les
deux blessés sont nés en 1977 et 84, a-t-il précisé. Le chargé de
communication de la gendarmerie d'Aquitaine avait, dans un premier
temps, fait état d'un mort dans l'accident. L'accident qui s'est
produit peu après 10 heures, «n'est pas dû à une course-poursuite» et
«le refus d'obtempérer est lié au fait que le conducteur n'avait pas de
permis de conduire», a indiqué le procureur de Dax. Ces précisions ont
été données par le conducteur du véhicule qui a de son côté été placé
en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie du peloton autoroutier
de Bayonne, a-t-il ajouté. Les trois hommes avaient pris la
fuite à bord d'une Citroën C5 et ont été pris en chasse par les
douaniers, mais ils n'étaient pas à vue car ils étaient partis trop
rapidement, a ajouté le procureur. Lors de leur fuite, ils ont été
gênés par une autre voiture et ils ont alors percuté la barrière de
sécurité centrale. «La voiture a percuté la glissière centrale,
effectué plusieurs tonneaux et terminé sa course dans la glissière de
droite», selon le procureur.
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Et après ces nouvelles oserais-je vous souhaiter un bon dimanche et une bonne semaine ???????
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| jeudi 07 mai 2009, a 16:06 |
| article du MONDE du 7 mai 2009 |
« Autre voie pour autre voix | Accueil
07 mai 2009
Haruki Murakami a
donc écrit tout un livre pour dire que lorsque la douleur est
inévitable, la souffrance est en option. Ne vous inquiétez pas, il
s'agit de sport. Que de sport mais seuls les allongés assimilent cette
passion à une pratique sado-masochiste. Nous savons bien, nous, ce
qu'il en est du dépassement de soi qui fait fi du dépassement des
autres, des victoires que l'on remporte sur soi par indifférence à
celles qui ne flattent que notre vanité, et puis de la conscience de
nos limites, de la folie qui pousse à les reculer… Le sport, du moins
cet esprit qu'un certain nombre de sports ont encore en commun en dépit
de l'idéologie des records et de la fièvre du fric, est bien disséqué
par Murakami dans Autoportrait de l'auteur en coureur de fond (走ることについて語るときに僕の語ること, Hashiru koto ni tsuite kataru toki ni boku no kataru koto,
traduit du japonais par Hélène Morita, 179 pages, 19,50 euros,
Belfond). Comme plusieurs Murakami se mêlent d'écrire, précisons qu'il
s'agit bien de Haruki, “le” Murakami, romancier-culte des campus, l'auteur de La Course au monton sauvage, Kafka sur le rivage, La Ballade de l'impossible et dernièrement Saules aveugles, femme endormie. La précision est nécessaire car le style de ce récit autobiographique n'a pas le relief de ses romans.
Comme si l'urgence du propos, et sa teneur, l'en avaient dispensé.
C'est plus direct, plus rapide ; bien cadencé, mais pas comme le Courir foulé
par Echenoz à la gloire de Zatopek. On croit plutôt y entendre le
son de certaine littérature américaine épigone de Raymond Carver.
Enfin, du Carver qui ne carburerait pas au double Bourbon
mais au triathlon. Autre came. D'ailleurs, le titre originel de son
“Mémoire” (il préfère ça à ”Essai”) est emprunté au What we talk about when we talk about love de Carver qui, en japonais, donne
: “Ce dont on parle quand on parle de courir”. Très organisé. Trop
même. Ca tue la poésie de l'effort ; la gratuité du geste en prend un
coup. Question entrainement, cela se traduit par 10 kms par jour, six
jours par semaine. Ce qu'il appelle “courir sérieusement”. Car il fait tout sérieusement : 1. je décide de “devenir écrivain”,
2. Je décide d'arrêter de fumer quatre paquets par jour, 3. Je décide
de m'occuper de mon corps, 4. Je m'achète l'équipement complet, 5. Je
ne rate jamais une séance, 6. Je cours bien pour mieux écrire, et non
l'inverse… Un discours de la méthode très raisonnable et légèrement
désespérant. A déguster à petites foulées.
Haruki Murakami a commencé à courir en 1982 à 33 ans. Depuis, il
ne s'est pas arrêté. Partout où il va, il se met d'abord à courir. On
comprend qu'il ait tant aimé enseigner à l'université de Boston, du
côté de Cambridge, Massachussets. Courir le long de la rivière,
s'accrocher au rythme des rameurs, le pied… Ses régimes alimentaires,
la métamorphose de son corps, ses affaires de toxine, ses inquiétudes
cardiaques, il ne nous fait grâce d'aucun état d'âme lié à son obsession quotidienne.
Courir quoi qu'il arrive. Jogging, marathon, triathlon. Courir, son
bonheur et sa souffrance. Comme le disait Fernand Raynaud à propos de
celle des philosophes : “Pendant ce temps-là, moi, je dooooors !”. Parfois, il change de braquet et parle natation ou vélo. Il n'est pas avare de détails
sur ce qu'il écoute en courant : Red hot Chili Peppers, Creedence
Clearwater Revival, Gorillaz, Beck… Rien ne rythme mieux sa foulée que
le “Hou hou” des Rolling stones dans Sympathy for the devil ou encore Reptile d'Eric
Calpton. Ils écoutent tous quelque chose. Ils devraient se débrancher
de temps en temps et écouter la rumeur de la ville et des champs, du
moins ceux qui comme lui écrivent dans leur tête en courant ; ils
entendraient mieux la rencontre inédite d'un mot avec un autre ou les
retrouvailles de deux phrases qui ne se sont pas vues depuis longtemps.
Au fond, ce qui me plaît le plus en lui, c'est que son amour de ce
sport est inversement proportionnel à son absolu dédain pour les
résultats sportifs et la compétition. Pas du genre à lire L'Equipe dans le métro. Mais capable de traduire Gatsby le magnifique en japonais en plein marathon, ou de rejouer Marathon man
avec John Irving autour du réservoir de Central Park au moment même où
il est plongé dans l'écriture de la traduction en japonais de son Liberté pour les ours.
J'allais oublier : ce n'est pas le livre d'un coureur mais d'un
écrivain qui court. Soudain, on comprend mieux son irrépressible
désir de solitude. Lui qui a fini par se socialiser parce qu'il le
fallait bien, court une heure par jour pour conserver son temps de
silence. Enfin seul…
(Photos D.R. et Runner's world)
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bonne visite
pour connaître mes états d'âmes désespérées la plupart du temps et peut-être me donner un peu d'aide :
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