DORNECY - lundi 5 octobre 2009 - 22:22 - http://www.lejdc.fr/editions_locales/clamecy
Des habitants pour le démantèlement

L'Association de défense de
l'environnement dornecycois et nivernais demande le démantèlement d'une
antenne de téléphonie mobile sur le clocher inscrit de l'église.
Seher Turkmen Le drapeau français flotte au-dessus de l'église Saint-Martin de
Dornecy. Le mât est en fait une antenne mobile. La Société Orange a
monté l'équipement de trois mètres de hauteur le 12 février 2007.
Une installation qui défigure le paysage du village pour
l'Association de défense de l'environnement dornecycois et nivernais
(1), présidée par Danièle Lacoste. D'abord parce que le clocher est
inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. « On
est attaché à ce patrimoine. Ce n'est pas Versailles, mais on y est
attaché », ironise Danièle Lacoste.
Ensuite, pour les risques potentiels sur la santé que présente une
antenne-relais. La question est dans le débat publique depuis plusieurs
années. Mais Danièle Lacoste demande l'application du « principe de
précaution ». L'antenne est « à moins de cent mètres de l'école. Les
ondes inondent tout le village. Quand il y a une autre solution, il
faut le faire. Il y a des collines partout autour du village »,
souligne-t-elle. Elle poursuit : « Cela n'empêchera pas d'avoir un
téléphone portable. Mais le téléphone portable, le micro-onde, ce sont
des achats volontaires. Là, c'est une exposition qui nous est imposée
24 h\24. »
Alors, le 1er août dernier, l'association a déposé une requête
auprès du tribunal administratif de Dijon. Le but : faire suspendre le
rejet implicite (en cas d'absence de réponse) du préfet de la Nièvre à
un recours gracieux de l'association déposé le 10 avril dernier.
La requête a pour but de « faire constater [par le préfet]
l'installation irrégulière d'une antenne de téléphonie mobile [?]
jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette
décision » (3). Le Tribunal administratif a rejeté le 21 août dernier
en raison d'un dépassement de délai (lire par ailleurs).
Reste à juger le dossier sur le fond dans les mois à venir.
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Mobilisation
France Télécom en grève contre la souffrance au travailPar LEXPRESS.fr avec AFP,
publié le 06/10/2009 07:57
- mis à jour le 06/10/2009 08:07
Les salariés de France Télécom sont appelés à observer une journée
d'action pour dénoncer la souffrance au travail, le jour d'une
négociation sur le stress. Après une série de 24 suicides en moins de
deux ans, le n°2 du groupe a été débarqué et les mutations gelées.
 AFP/Philippe Huguen
Les employés de France Télécom lors d'une minute de
silence observée le 1e octobre 2009 à la mémoire de leur collègue qui
s'est suicidé
A la veille de cette journée d'action, France Télécom, fragilisée
par la vague de suicides, a fait un pas vers ses salariés en annonçant
lundi 5 octobre le remplacement du numéro deux du groupe et une prolongation jusqu'à la fin de l'année du gel des mutations.
Louis-Pierre Wenes, directeur général adjoint en charge des
opérations France, a présenté sa démission à Didier Lombard, qui l'a
acceptée. L'homme, qui avait focalisé l'animosité des syndicats reste
toutefois "conseiller du président", a précisé la direction.
A la Bourse de Paris, France Télécom a gagné du terrain (+2,03% à 18,03 euros), après avoir l'annonce du remplacement.
 AFP/Archives/Olivier Laban-Mattei
Louis-Pierre Wenes, directeur général adjoint en charge des opérations France, de France Télécom le 6 mars 2007 à Paris
"Rien ne justifie que des hommes et des femmes mettent fin à leurs
jours. Hier comme aujourd'hui, je ne peux l'accepter", a déclaré M.
Wenes dans un courrier interne aux salariés. Des propos qui tranchent
avec la sévérité de ses déclarations récentes au Nouvel Observateur,
où il regrettait qu'"une petite partie des employés n'arrivent pas à
changer de culture: passer du 22 à Asnières à la Livebox Internet".
Les syndicats se sont félicité lundi de ce départ: "On a réussi",
s'est réjoui Patrice Diochet (CFTC), estimant que c'était "la première
mesure pour montrer la volonté de France Télécom de changer le mode de
management de l'entreprise".
 AFP/Archives/Anne-Christine Poujoulat
Rassemblement d'employés de France Télécom le 10 septembre 2009 à Marseille après le suicide de l'un de leurs collègues
Pour Patrick Ackermann (Sud-PTT), cette nouvelle est "un premier pas",
car M. Wenes, "un des responsables des plans de suppressions
d'emplois", était "une éminence grise de Didier Lombard, il s'est en
quelque sorte coupé un bras, ce n'est pas rien". "Cette mesure est de
l'ordre du symbolique", a tempéré Sandrine Leroy (FO), tandis que
Pierre Morville (CFE-CGC-Unsa) a rappelé son exigence de "mesures
concrètes".
Première avancée sur ce point, la direction, qui avait annoncé début
septembre la suspension des mobilités de salariés jusqu'au 31 octobre,
va prolonger ce gel des mutations jusqu'à la fin de l'année.
Une réponse aux syndicats, qui demandaient un "moratoire"
jusqu'à la fin des négociations sur le stress au travail fin décembre,
alors que les cadres ont déjà obtenu la fin des mobilités forcées tous
les trois ans.
"C'était quand même la première attente du personnel", a souligné
Christian Mathorel (CGT). Cette mesure "contribuera à apaiser le climat
de la négociation en cours", ajoute Sud-PTT. Selon FO, ces deux
annonces "montrent que la direction commence à prendre conscience du
problème. Cela va être plus simple pour négocier".

AFP/Archives/Franck Fife
Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, le 7 mai 2009, à Paris
Le remplacement de M. Wenes par Stéphane Richard, appelé à devenir PDG en 2011, ne rassure cependant pas les syndicats.
Sud s'est déclaré "plutôt inquiet" de la nomination d'"un proche de
Sarkozy et ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde", qui "n'a
pas souhaité pour l'instant prendre contact avec les organisations
syndicales, ni avant la crise, ni maintenant". M. Richard est dans le
groupe depuis début septembre, sans poste opérationnel.
Pour Xavier Major (CFDT), "ça n'est pas la personne, c'est la
politique qui est importante. Nous attendons de M. Richard une
politique de dialogue social, opposée à celle de M. Wenes". Même
position pour la CGT, qui préfère se focaliser sur "les choix
stratégiques qui seront faits". Frédéric Lefebvre, porte-parole de
l'UMP, a salué dans ce changement de personnes "quelque chose de très
important" et l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin "une
initiative heureuse".
Mais ces nouvelles annonces n'ont pas changé le mot d'ordre des
syndicats, qui appellent toujours à deux journées d'actions, mardi et
mercredi, accompagnées de préavis de grève. "On réaffirme la nécessité
d'une mobilisation du personnel dans l'unité", a déclaré la CGT. |