BOURGES - Fait divers (FDV) Meurtre / Assassinat / Homicide volontaire
vendredi 25 septembre 2009 - 09:08
La mère du bébé étranglé retrouvée

Le 11 décembre 2007, un
bébé né viable avait été étranglé au foyer Gîte et Amitié à Bourges.
Retrouvée grâce à l'ADN, sa mère, qui dit ne pas s'être rendue compte
qu'elle était enceinte, a été mise en examen pour homicide volontaire.
Il
s'appelle Quentin Julien. Ce sont les policiers qui l'ont nommé ainsi
et qui l'ont enterré, en décembre 2007, dans le carré des indigents du
cimetière de Pignoux, à Bourges. Depuis mardi, un homme et des
grands-parents savent que ce bébé, né et aussitôt étranglé dans le
sous-sol d'un logement du foyer Gîte et Amitié, le 11 décembre 2007,
est leur fils ou petit-fils.
« C'est un cataclysme familial », souffle Eugène Bangoura, avocat
de Cécile*, la mère de Quentin Julien, interpellée mardi matin.
Confondue par son ADN, elle a été mise en examen, hier, pour « homicide
volontaire sur mineur de moins de quinze ans, par ascendant ». Dans la
foulée, elle a été placée en détention provisoire (son avocat a fait
appel, le référé liberté sera étudié avant la fin de la semaine).
Berruyère de trente-trois ans et mère d'une fille de quinze ans,
Cécile travaillait à Gîte et Amitié, ce foyer pour handicapés moteurs
situé chemin des Carrières, à Bourges (près de l'avenue de
Saint-Amand). Selon nos informations, elle était secrétaire de
direction (voir par ailleurs). C'est d'ailleurs sur son lieu de travail
qu'elle a été interpellée mardi. Comme tous les employés de Gîte et
Amitié, elle avait été auditionnée au commissariat de police le
lendemain de la découverte du corps.
« L'expertise ADN est arrivée la semaine dernière sur le bureau du
juge d'instruction en charge de l'affaire, explique Emmanuelle Fredon,
substitut du procureur de permanence. La probabilité de maternité est
supérieure à 99,9 % ». En tout, une vingtaine de prélèvements ADN
avaient été effectués par les enquêteurs berruyers. Celui de Cécile
date de février dernier. Il a été comparé avec l'ADN du nourrisson,
dont le corps avait été retrouvé dans un sac poubelle.
La mère a affirmé aux policiers qu'elle ne savait pas qu'elle était
enceinte. Emmanuelle Fredon : « Elle a dit en avoir eu conscience
seulement au moment où elle a perdu les eaux, c'est-à-dire le jour des
faits, le 11 décembre 2007, vers 23 heures selon l'heure du décès
établie par le médecin-légiste ».
L'entourage de Cécile ne se serait pas rendu compte qu'elle
attendait un enfant. « Son compagnon (avec qui elle était depuis plus
de quinze ans, NDLR) est tombé des nues quand les policiers le lui ont
appris, développe la substitut du procureur. Il voulait un garçon
depuis des années ». Avant d'être amenée en prison, Cécile est apparue
hier après-midi, menottée, au palais de justice de Bourges. Brune, elle
est plutôt grande et mince. Elle est pourtant? enceinte de cinq mois.
En la voyant, cela ne saute vraiment pas aux yeux.
Lancée dès la découverte du corps du bébé, l'instruction repart
maintenant de zéro. La mère a été retrouvée, mais il va falloir
comprendre pourquoi elle a agi ainsi. « Il y aura des recherches sur
les faits et sur la personnalité (de Cécile, NDLR), des expertises
psychiatriques, psychologiques? Il faudra savoir s'il s'agit d'un déni
de grossesse ou d'un homicide en toute connaissance de cause ».
Pour l'instant, la mère de Quentin Julien n'explique pas son geste.
« Quand on la questionne, elle dit qu'elle ne se souvient pas, avance
la substitut du procureur. Il y a un trou noir. Mais, bizarrement, elle
se rappelle parfaitement de ce qu'elle a fait avant et après. Peut-être
y aura-t-il une explication psychiatrique ? Ou pas ».
Geoffroy Jeay (geoffroy.jeay@centrefrance.com)
(*) Nous ne dévoilerons pas le patronyme de Cécile pour protéger
l'anonymat de sa famille et en particulier de sa fille, âgée de
quinze ans.
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NEVERS - Economie et finances Industrie / Entreprise Social
jeudi 17 septembre 2009 - 06:46
Un repreneur pour ATB Selni
Un
groupe spécialisé dans la gestion des entreprises, Bernard Krief
Consulting, a déposé une offre de reprise d'ATB Selni. Le tribunal de
commerce de Nevers va étudier cette offre.
Jean-Mathias Joly jean-mathias.joly@centrefrance.com L'avenir d'ATB Selni se jouait hier, au tribunal de commerce de
Nevers. Ce dernier a décidé la poursuite de l'activité de cette
entreprise nivernaise, placée en redressement judiciaire depuis avril.
En effet, une offre ferme et définitive de reprise a été adressée par
Bernard Krief Consulting, dont le siège est à Paris.
Spécialisé dans la reprise des entreprises en difficulté, ce groupe
s'intéressait à ATB Selni depuis plusieurs mois. « Nous croyons à cette
entreprise, elle n'est pas condamnée », assure Eric Vinassac,
vice-président de Bernard Krief Consulting et qui devrait être le
président d'ATB Selni, si l'offre de reprise est validée.
« Il n'y a pas de fatalité à voir la production de moteurs de
machine à laver se délocaliser en Chine. Par rapport à ses clients
européens, ATB-Selni a des avantages sur les Chinois : la proximité et
les services. Il y a dans cette entreprise un vrai capital humain, avec
des hommes et des femmes qui sont prêts à se battre pour défendre leur
activité. »
ATN-Selni est toujours la propriété d'un groupe autrichien A-TEC
Industries, qui cherche à s'en débarrasser. L'offre de reprise du
groupe Krief propose 34 % des parts aux cadres d'ATB Selni et 33 % à un
manager qui dirigerait l'entreprise, Guillaume de Vogüé, ainsi qu'un
plan d'intéressement pour tous les salariés de l'entreprise.
En revanche, le plan social prévoyant le licenciement de 61 salariés
(sur les 203 composant actuellement l'effectif) serait confirmé, malgré
un recours déposé par les représentants du personnel. « Le chiffre
d'affaire a trop chuté. Il nous est impossible de garder tout le
monde », assure Eric Vinassac. Le tribunal de commerce se prononcera
sur cette offre de reprise d'ici le 18 novembre.
je comprends les 61 personnes qui vont perdre leurs emplois mais pour y être passée il faut quelquefois passer par là pour qu'une entreprise redémarre et se solidifie, c'est ce qui c'est passé pour ma boite et ils m'ont même repris après 2 ans de chômage ! alors il faut garder espoir
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