je ne comprendrais jamais comment on peut faire de telles opérations comme ça au bout de plusieurs années pendant lesquelles on a laissé les "sans papiers" arriver en France, s'installer, vivre dans des conditions pas possibles .... c'est au départ de l'installation qu'il faut agir, soit trouver des solutions si c'est possible soit les raccompagner dans leurs pays (oui je sais c'est inhumain de dire cela mais regardez déjà en France la misère qui sévit... on arrive pas à sauver notre propre peuple... alors on peut pas aider à tout prix les autres peuples... et en plus médias, infos, journal télévisé... la police ou le préfet ont besoin de publicité en ce moment !!!! cela devrait être interdit aussi)
L'opération de démontage des campements de migrants sans papiers
près de Calais a débuté mardi matin, un peu avant 7h30. 278 migrants
ont été interpellés.
En quelques jours, les deux tiers des migrants ont fui la jungle par crainte des arrestations.
(© AFP Philippe Huguen)
L'opération de démantèlement
des campements de migrants sans papiers près de Calais, annoncée par le
ministre de l'Immigration Eric Besson, a commencé ce mardi matin. Peu
avant 7h30, des cars de CRS ont commencé à encercler le camp.
Les migrants, au moins 150, selon les journalistes sur place, ont
été prévenus par des mégaphones. Ils se sont aussitôt placés derrière
des banderoles, préparées à l'avance et rédigées en anglais et en
pachtoune. «Nous avons besoin d'un abri et de protection. Nous voulons l'asile et la paix. La jungle est notre maison», proclame l'une d'elles.
Ils attendaient l'intervention des policiers, dans un grand silence,
en présence d'une nuée de journalistes et de militants associatifs.
Les migrants avaient allumé un feu de palettes toute la nuit,
partageant thé et cigarettes avec les journalistes. Certains se sont
endormis autour du feu, d'autres dans leurs cabanes.
Garde à vue pour les majeurs
Un total de 278 migrants, dont 132 se déclarant mineurs, ont été
interpellés à l'issue de l'intervention des forces de l'ordre qui a
duré deux heures, a indiqué le préfet du Pas-de-Calais Pierre de
Bousquet de Florian.
Selon l'entourage du préfet, un militant «No border», parmi ceux qui
s'étaient interposés, a également été interpellé et emmené par les
policiers. D'autres militants neutralisés pendant l'opération ont été
aussitôt relâchés.
Les migrants majeurs ont été placés en garde à
vue, alors que ceux qui se sont déclarés mineurs ont été placés dans
des «centres spécialisés», a précisé le préfet, au cours d'un point de
presse sur place.
Une deuxième phase de l'opération va pouvoir commencer avec le
déblaiement de toutes les installations de fortune où ont vécu jusqu'à
800 migrants à la fois, depuis la fermeture du centre de la Croix Rouge
de Sangatte (Pas-de-Calais) en 2002.
Les interventions sur les autres squats et campements sauvages de migrants devraient se poursuivre parallèlement.
Préfet invectivé
«A mesure que nous intervenons, nous faisons petit à petit
cesser l'idée pour les passeurs que la solution pour les migrants est à
Calais et que de Calais on passe en Grande-Bretagne», a souligné le préfet. Il a affirmé que ces opérations n'étaient pas la conséquence d'un accord avec les Britanniques. «C'est une opération qui relève de la souveraineté française», a-t-il martelé. «Mais, a-t-il ajouté, nous travaillons avec les Britanniques pour rendre la frontière plus étanche».
Des militants associatifs ont perturbé le point presse du préfet aux abords de la «jungle», en l'invectivant bruyamment.
Devenue emblématique de la détresse des clandestins cherchant à tout
prix à passer en Angleterre, qu'ils perçoivent comme un «eldorado», la
«jungle» est située à proximité des axes empruntés par les poids lourds
en attente d'embarquer sur les ferries qui traversent la Manche.
Entre 700 et 800 migrants, dans leur immense majorité de jeunes
Afghans de l'ethnie pachtoune, y vivaient avant l'annonce de son
prochain démantèlement, annoncée comme imminente par le ministre de
l'Immigration le 16 septembre.
Selon les associations humanitaires, des centaines de migrants ont quitté la «jungle» au cours des dernières semaines pour échapper à l'arrestation.
(source AFP)