et pendant ce temps l'Italie pleure ces morts et recherche d'éventuels survivants
La terre a fortement tremblé dans la nuit de dimanche à lundi dans
le centre du pays. La secousse, qui a frappé la région des Abruzzes, a
été ressentie jusqu'à Rome.
Sur la place d'Aquila après le seisme.
(REUTERS/Alessandro Bianchi)
179 morts, 34
disparus, 1.500 blessés et plus de 50.000 sans-abri. C'est le dernier
bilan, établi ce mardi matin par le centre de coordination des secours
de L'Aquila, du séisme qui a secoué l'Italie centrale lundi. Depuis
L'Aquila, la capitale des Abruzzes dévastée par le tremblement de
terre, le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a assuré que «personne ne sera abandonné à son sort». Il a également annoncé qu'un village de tente pouvant abriter 16.000 à 20.000 personnes serait prêt dès hier soir.
Magnitude de 5,8
«Il faut s'attendre à de nombreuses victimes, beaucoup de blessés et beaucoup de maisons effondrées» a déclaré le chef de la protection civile, Guido Bertolaso, coordonnateur des secours, qui a estimé qu'il faudrait «beaucoup de temps» pour faire disparaître les traces de cette catastrophe.
Selon la protection civile, plus de 10.000 maisons et édifices ont
été endommagés par la secousse d'une magnitude de 5,8 dont l'épicentre
se situait à 5 km sous L'Aquila.
Le centre historique de cette ville de 60.000 habitants a
particulièrement souffert. La nef d'une église s'est effondrée de même
qu'une partie d'une résidence pour étudiants. Un hôpital de la ville a
du être évacué par peur des répliques.
De très nombreux édifices portent les traces du séismes, a constaté
un photographe de l'AFP à L'Aquila. Les accès sont de la ville sont
difficiles et les secours encore peu nombreux, a-t-il constaté.
Les premières images des télévisions montrent des toits effondrés, des routes jonchées de pierre tombées de la montagne.
Peur des répliques
Des milliers d'habitants sont descendus dans les rues dans la nuit
ou se sont rassemblés dans les stades de la région par peur des
répliques.
La secousse a été ressentie dans tout le centre de l'Italie, de
l'Adriatique à la mer Thyrénienne, et notamment dans la capitale où
elle a réveillé de nombreux romains.
Une autre secousse assez forte (magnitude 4,6) avait déjà été
ressentie dimanche dans la soirée en Italie du nord dans région
portuaire de Ravenne, sans faire ni victime ni dégâts, selon l'agence
Ansa.
L'hypocentre du séisme, qui s'est produit à 22H20 (20H20 GMT) dans
la région de l'Emilie-Romagne, était exceptionnellement profond, à
quelque 28 km de profondeur, ont indiqué des responsable de la sécurité
publique.
En raison de sa profondeur, ces premières secousses -totalement
distinctes du tremblement de terre dans la nuit dans les Abruzzes- ont
été ressenties sur une large zone, et notamment dans la région des
Marches, plus au sud sur la côte Adriatique.
L'ensemble du territoire italien, qui s'étend sur plusieurs plaques
tectoniques, est fortement exposé aux risques de tremblements de terre.
Vingt millions d'Italiens sont «potentiellement exposés au risque sismique», selon la protection civile.
(Source AFP)